Mobilisation de solidarité avec les femmes espagnoles et pour le droit à l’avortement

Publié le : , par  Danielle

De nombreuses associations féministes françaises, ainsi que des syndicats et des partis politiques appellent à manifester un large soutien aux Espagnol-es ce samedi 1 février à PARIS , 14h, et dans de nombreuses villes de province.

Au Mans, il a été décidé une conférence de presse ouverte à toutes les organisations féministes et au delà à toutes les personnes qui souhaitent dire leur solidarité le jeudi 30 janvier à 11h à la maison des associations, et un rassemblement samedi 8 février à 15h, place de la république.

Le gouvernement espagnol Rajoy vient d’annuler ce vendredi 20 décembre la loi autorisant l’avortement, sous couvert d’une loi organique de « protection de la vie et des droits de la femme enceinte ». Cette décision, prise pour rassurer sa base électorale, consolide sa position de défenseur des valeurs traditionalistes religieuses, et fait passer au second plan les problèmes économiques qui touchent de plein fouet les espagnols.

Au mépris des recommandations des textes internationaux de l’OMS et ONU, le conseil des ministres espagnol est revenu sur une avancée majeure pour les femmes : la loi de 2010 qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse - 22 pour raison médicale. La nouvelle proposition de loi prévoit l’autorisation d’avorter dans trois cas très précisément encadrés :
- 1 - Grave danger encouru par la femme pour sa vie ou sa santé physique ou psychologique : le texte impose que le diagnostic soit émis par deux médecins différents et étrangers à l’établissement pratiquant l’avortement.
- 2 - Viol, à la condition est qu’elle ait déposé plainte.
- 3 - Malformation fœtale, sous réserve de deux rapports médicaux - l’un sur la mère et l’autre sur le fœtus, qui confirmeront le motif d’interruption de grossesse.

Ce texte subordonne ainsi le choix des femmes au contrôle médical et social. Il entraîne également un autre recul important : les personnes mineures devront avoir obligatoirement l’autorisation de leurs parents pour interrompre une grossesse non voulue.

En réinstaurant des pratiques déniant la liberté de choix, c’est le mépris des droits humains fondamentaux des femmes et des couples à maitriser leur fécondité et à décider de leur vie que le gouvernement espagnol vient de signer. Il annonce clairement son projet de société : maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission. Après l’offensive des opposants aux droits des femmes contre le rapport Estrela, rejeté le 10 décembre dernier au Parlement européen, cette démarche du gouvernement espagnol vient s’inscrire dans le mouvement européen réactionnaire et conservateur qui n’a toujours pas accepté le droit des femmes à disposer de leur corps, et les considère comme des sous citoyennes incapables de décider par elles-mêmes.

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