Retour de Tambacounda

Publié le : , par  Christine

Fin janvier 2013, trois Fléchois en visite à Tambacounda ont pu constater les progrès du projet et proposent leur "cahier de voyage".

"A notre arrivée, le 24 janvier 2013, nous avons pu constater que 130 tables bancs avaient été fabriqués et qu’ils étaient prêts à être livrés aux écoles.
Pour assurer la fabrication des tables bancs, le menuisier retenu a embauché et formé des jeunes sans emploi.

Pour être au plus près des besoins en fournitures scolaires, nous avons rencontré trois instituteurs. Ils ont fait la liste du matériel manquant : cahiers, stylos,craies, matériel de géométrie, ardoises, grandes feuilles blanches, marqueurs, ballons
Les fournitures ont été achetées dans une papeterie de Tambacounda.

Le 30 janvier 2013, les tables bancs perchés sur des taxis-brousse, partaient pour Syllamé (village très éloigné et enclavé dans la communauté de Niani Toucouleur). JPEGDans la voiture qui a roulé pendant 1h30 sur une piste étroite et défoncée, nous étions accompagnés de Madame Adiaratou Bâ Diallo, coordinatrice de MAEJT, des deux formateurs de MAEJT, Daoda et Djibril et de Madame SALL représentante de l’Inspection Départementale de l’Education Nationale.

Nous avons participé à la remise officielle des équipements en présence du préfet, du chef du village, des parents d’élèves, des élèves et des 5 instituteurs des écoles concernées par l’action.JPEG
Remerciements,chants, danses et repas cuisiné par les femmes firent de cette journée un moment inoubliable.
Nous avons tenu à remettre et confier les tables bancs au chef du village et au comité de parents d’élèves afin de les impliquer dans le projet.

Puis les tables bancs destinés aux autres écoles ont été chargés sur des charrettes afin de les acheminer vers les villages voisins.

Le lendemain, nous partions pour la communauté de Missirah, afin de remettre les tables bancs et les fournitures scolaires destinés à Vélingara Leguel, Bribira, Hamdalayer-Pont, Kuar et Guiguen Guinéo.
L’accueil là encore fut magique et joyeux.
Nous avons vu une école portée par un directeur dynamique, innovant. Il est tellement bien intégré dans le village de Vélingara Leguel, que le comité des parents d’élèves et les femmes s’investissent sans compter dans l’école. Les hommes ont clôturé la cour permettant ainsi aux élèves de faire un jardin potager arrosé quotidiennement par les femmes. Les légumes récoltés alimentent la cantine.La vente du surplus génère des revenus qui servent à l’achat des condiments pour les repas.
Nous avons rencontré des villageois actifs et acteurs de leur vie et de celle de leurs enfants.

Le problème de l’obtention des pièces d’état civil reste entier.
L’éloignement et l’enclavement des villages est un réel handicap : Le plus proche des 10 villages concernés est à 35 km (45 minutes à moto) de Tambacounda.
Le coût de l’acte est de 7€ (le SMIC horaire d’un ouvrier est de 0.32 €) , à cela il faut ajouter le transport des deux parents, de deux témoins, leur hébergement et la nourriture ( les démarches prenant plusieurs jours).."

[voir présentation du projet]

.

SENEGAL : Education pour la protection des enfants

AgendaTous les événements